Un organigramme de clés organise les ouvertures d’un ensemble de cylindres. Il permet, par exemple, de donner à chacun la clé de son bureau tout en prévoyant un passe qui ouvre plusieurs bureaux.
Le plan d’organigramme représente cette organisation. On y trouve les portes, les combinaisons de cylindres qui leur sont associées et les clés prévues pour les ouvrir. Le plus souvent, il prend la forme d’un tableau avec des numéros et des marques d’ouverture.
Il faut ensuite savoir qui possède les clés. Cette information relève du suivi des détenteurs et des remises. Les deux se complètent : le plan explique ce qu’une clé ouvre ; le registre permet de retrouver à qui des exemplaires ont été confiés.
Une clé individuelle peut ouvrir plusieurs portes
« Individuelle » ne signifie pas forcément « une seule porte ».
Prenons une pièce qui possède deux entrées. Si les deux portes doivent avoir exactement les mêmes ouvertures, on peut les équiper de cylindres de même variure, ou MV. Ils partagent la même combinaison et s’ouvrent avec la même clé individuelle. Leurs dimensions peuvent pourtant être différentes, car les portes n’ont pas forcément la même épaisseur.
Hors organigramme, on parle couramment de cylindres s’entrouvrants : par exemple, la porte d’entrée, le garage et le portillon d’une maison fonctionnant avec une même clé. Dans un organigramme, nous employons plutôt le terme MV.
Ces regroupements sont utiles lorsque les usages le permettent. On évite de créer un passe partiel supplémentaire pour réunir des accès qui doivent, de toute façon, rester identiques.
Les passes réunissent des ouvertures
Un passe partiel, ou PP, ouvre un ensemble défini de cylindres. Les bureaux d’un service peuvent conserver chacun leur clé individuelle tout en étant ouverts par le PP de ce service.
Un passe général, ou PG, possède une portée plus large dans l’organigramme. Des exclusions peuvent être prévues : certains locaux peuvent rester en dehors de ses ouvertures. Il faut donc lire le plan plutôt que déduire les accès du seul mot « général ».
Le nombre de passes et leurs relations se décident à la conception. Il est préférable de partir de fonctions durables, comme l’administration ou la maintenance, puis de remettre les clés aux personnes qui exercent ces fonctions. Une clé conçue pour les besoins très particuliers d’une personne devient difficile à réutiliser lorsqu’elle change de poste.
L’ouverture centrale des parties communes
Dans un immeuble d’habitation, on peut prévoir que chaque clé d’appartement ouvre aussi l’entrée et certaines parties communes, sans ouvrir les autres appartements. Les cylindres communs sont alors sur ouverture centrale, ou OC.
Ce montage peut parfaitement exister sans passe général. Une clé de service peut être prévue pour l’entretien : elle ouvre les OC qui lui sont attribuées et ne donne pas accès aux appartements.
Il peut aussi y avoir plusieurs groupes d’OC. Tous les résidents n’ont pas nécessairement accès aux mêmes caves, garages ou locaux. Le plan doit montrer ces différences.
Le tableau doit correspondre au matériel posé
L’étude définit les ouvertures. Le fabricant ou le centre de service prépare les cylindres et les clés correspondants. À la pose, chaque cylindre doit être placé sur la bonne porte.
Une erreur à l’une de ces étapes suffit à créer un écart avec le tableau. C’est pourquoi on contrôle les ouvertures prévues, mais aussi les exclusions importantes. Une case cochée dans un fichier n’effectue aucun changement dans le mécanisme.
De même, la date de retour d’une clé prêtée ne lui donne pas une date d’expiration mécanique. Il faut la récupérer ou, si l’on doit empêcher son utilisation, étudier une intervention sur les cylindres concernés.
Dans CLEMAX, le plan et les fiches de clés sont reliés aux portes et aux détenteurs enregistrés. Cette lecture aide à gérer le quotidien, à préparer une extension ou à examiner les conséquences d’une perte. Elle reste aussi fiable que les informations de pose et de remise que l’on tient à jour.