Avant de chercher une ouverture, il faut savoir quel document on a devant soi. Est-ce le plan de fabrication, une version modifiée après travaux ou un relevé encore incomplet ? La date, le numéro d’organigramme et la légende donnent le point de départ.
Le plan utilise des numéros pour représenter les clés et les combinaisons. Ils permettent de retrouver les définitions correspondantes. On ne peut pas deviner les ouvertures en lisant simplement les caractères gravés sur une clé.
Retrouver la porte et sa combinaison
Les lignes portent souvent les portes et les cylindres associés. On y cherche le repère, le bâtiment, l’étage et la désignation du local. Le numéro de porte doit rester stable même si le service change de nom.
Il faut ensuite distinguer l’emplacement et la combinaison. Plusieurs portes peuvent être équipées de cylindres en MV : ils partagent les mêmes ouvertures, mais restent des objets physiques distincts. Leurs dimensions ou leur fonction peuvent différer.
Deux portes d’une même pièce peuvent ainsi avoir le même numéro de combinaison. Ce n’est pas forcément un doublon à supprimer dans le fichier. C’est parfois le regroupement voulu à la conception.
Suivre une colonne de passe
Dans la présentation habituelle, les passes sont en colonnes. Une marque à l’intersection indique que la clé de la colonne ouvre la combinaison de la ligne. Pour lire un PP, on descend sa colonne et on relève toutes les portes concernées.
On fait de même pour le PG, en conservant les éventuelles exclusions. Son intitulé ne permet pas de compléter les cases vides à sa place.
On peut ensuite relire dans l’autre sens : partir d’une porte et regarder quelles clés l’ouvrent. Ce contrôle est utile avant un remplacement, car il montre les passes qu’il faut conserver et les accès que l’on souhaite éventuellement retirer.
Une case vide n’apporte une réponse certaine que si le document est complet et sa convention connue. Sur un relevé en cours, elle peut simplement signifier que la vérification n’a pas encore été faite.
L’OC peut se lire en sens inverse
Les ouvertures centrales demandent de l’attention. Sur certains plans, elles apparaissent en colonnes avec leur numéro, comme les passes, mais la relation se lit à l’envers : la clé individuelle de la ligne ouvre la combinaison OC de la colonne.
C’est notamment le sens du marqueur I dans les formats que nous traitons pour ces plans. Un X indique l’ouverture dans le sens habituel. Le format DOM utilise aussi Z pour une ouverture propre, lorsque ligne et colonne se rapportent à la même combinaison.
Ces lettres dépendent du format. Avant de les appliquer à un document reçu, il faut vérifier sa légende. Le I servant à lire une OC ne doit pas non plus être confondu avec une note de relevé « clé I », employée pour une clé individuelle.
L’exemple classique est l’appartement : sa clé ouvre son cylindre et les OC prévues pour l’entrée ou les parties communes. Elle n’ouvre pas les autres appartements pour autant.
Repérer les lignes qui se contredisent
Une incohérence fréquente concerne les MV. Si deux cylindres ont la même combinaison, ils ne peuvent pas être ouverts par deux ensembles différents de PP. Une ligne donnant un PP supplémentaire à l’un des deux demande une clarification : le regroupement MV ou les ouvertures souhaitées sont à revoir.
On peut aussi trouver une porte sans emplacement identifiable, une ancienne combinaison après remplacement ou un numéro utilisé avec plusieurs sens. Il faut noter la question avant de corriger. Effacer une marque pour rendre le tableau plus propre peut changer la demande d’accès.
Passer du plan aux personnes
Le plan indique les ouvertures. Pour savoir qui possède les clés, on le rapproche des remises et retours. Un nom inscrit dans une ancienne colonne de commentaire ne prouve pas que la personne détient toujours un exemplaire.
CLEMAX permet de consulter les portes ouvertes par une clé et les détenteurs enregistrés. Cette information suppose que le bon cylindre soit posé sur la bonne porte et que les remises soient à jour. En cas de doute, la vérification sur place reste nécessaire.
Lorsqu’on transmet une question au serrurier, joindre la version du plan et citer les numéros concernés fait gagner du temps. « La clé 125 doit-elle ouvrir l’OC2 ? » est une demande vérifiable ; « normalement, celle-ci ouvre l’entrée » l’est beaucoup moins.