Comment mettre à jour un organigramme de clés existant

Mettre à jour un organigramme de clés existant est souvent plus délicat que d’en créer un neuf.

Sur un organigramme neuf, tout est encore propre. Les portes sont listées, les cylindres sont commandés, les passes sont définis, les clés sortent de fabrication.

Sur un organigramme existant, le bâtiment a déjà vécu.

Des clés ont circulé. Des portes ont changé d’usage. Des cylindres ont été remplacés dans l’urgence. Des prestataires sont passés. Des salariés sont partis. Le fichier Excel a peut-être été mis à jour, mais pas toujours le bon.

La méthode doit donc être prudente.

1. Repartir du bâtiment réel

La première erreur consiste à partir du fichier.

Le fichier est utile, mais il peut être faux. Il peut dater d’un ancien chantier, d’un ancien syndic, d’un ancien responsable technique ou d’un ancien serrurier.

Il faut donc repartir du bâtiment réel.

On vérifie les portes, les locaux, les zones sensibles, les accès communs, les locaux techniques, les bureaux, les archives, les parkings, les armoires, les portails.

La question de départ est simple : quels accès existent vraiment aujourd’hui ?

Pas ceux qui existaient il y a cinq ans. Ceux d’aujourd’hui.

2. Comparer les cylindres posés avec l’organigramme

Une fois les accès repérés, il faut regarder les cylindres.

Un cylindre a pu être remplacé sans que l’organigramme soit modifié. C’est fréquent après une perte de clé, une urgence, une tentative d’effraction ou un changement de locataire.

Sur le terrain, on trouve souvent des écarts :

  • une porte indiquée sur l’organigramme mais supprimée ;
  • une porte ajoutée mais absente du fichier ;
  • un cylindre remplacé hors organigramme ;
  • une clé qui ouvre encore alors qu’elle ne devrait plus ;
  • un local renommé mais pas corrigé.

Il ne faut pas chercher à tout corriger mentalement. Il faut noter les écarts, calmement, porte par porte.

3. Faire l’inventaire des clés en circulation

La partie la plus sensible n’est pas toujours le cylindre. C’est la clé.

Un organigramme peut être techniquement correct, mais faux en pratique si personne ne sait qui détient les clés.

Il faut donc inventorier :

  • les clés détenues par les salariés ;
  • les clés confiées aux prestataires ;
  • les clés de secours ;
  • les passes partiels ;
  • les passes généraux ;
  • les clés stockées dans une armoire ;
  • les clés “provisoires” qui ne sont jamais revenues.

C’est souvent à ce moment que les surprises arrivent.

Une clé donnée pour une intervention de deux jours est toujours dehors. Un ancien responsable a gardé un passe. Une entreprise de nettoyage possède trois exemplaires alors qu’un seul était prévu.

L’organigramme ne peut pas être fiable si les détenteurs ne sont pas connus.

4. Distinguer correction et refonte

Tous les écarts ne demandent pas la même réponse.

Parfois, il suffit de corriger le référentiel : renommer une porte, rattacher un cylindre, supprimer une ancienne ligne, noter le bon détenteur.

Parfois, l’organigramme est trop abîmé. Trop de cylindres hors système, trop de clés perdues, trop de passes en circulation, trop de zones devenues incohérentes.

Dans ce cas, il faut envisager une refonte partielle ou complète.

La mauvaise solution consiste à bricoler indéfiniment. On ajoute une exception, puis une deuxième, puis une troisième. Au bout d’un moment, l’organigramme ne décrit plus une logique. Il décrit seulement l’histoire des urgences passées.

5. Prioriser les zones sensibles

On ne met pas toujours tout à jour en une seule fois.

Si le bâtiment est grand, il vaut mieux commencer par les zones sensibles :

  • passe général ;
  • locaux techniques ;
  • accès extérieurs ;
  • archives ;
  • salles informatiques ;
  • réserves ;
  • bureaux de direction ;
  • zones recevant du public.

L’objectif est de réduire rapidement le risque là où il compte vraiment.

Ensuite, on peut traiter les zones moins critiques.

C’est plus efficace qu’une grande opération confuse où tout le monde se fatigue avant d’avoir réglé l’essentiel.

6. Tracer les décisions

Mettre à jour un organigramme, ce n’est pas seulement modifier un tableau.

Il faut garder la trace des décisions : pourquoi un passe est supprimé, pourquoi un cylindre est remplacé, pourquoi une zone est séparée, pourquoi une clé est retirée à un prestataire.

Cette mémoire évite de refaire les mêmes discussions six mois plus tard.

Elle aide aussi le nouveau responsable, le nouveau syndic ou le serrurier suivant à comprendre ce qui a été fait.

Un organigramme sans historique redevient vite fragile.

7. Prévoir une routine de mise à jour

La mise à jour ne doit pas être un grand ménage exceptionnel tous les dix ans.

Elle doit devenir une routine.

À chaque changement important, il faut mettre à jour le référentiel :

  • départ d’un salarié ;
  • arrivée d’un prestataire ;
  • perte de clé ;
  • remplacement de cylindre ;
  • modification d’un local ;
  • nouvelle porte ;
  • commande de clés supplémentaires.

Sinon, le travail fait aujourd’hui se dégrade dès demain.

À retenir

Mettre à jour un organigramme de clés, c’est repartir du bâtiment réel, comparer les cylindres, inventorier les clés en circulation, corriger les écarts et tracer les décisions.

Le plus important n’est pas d’avoir un beau fichier. C’est d’avoir une mémoire fiable des accès.

CLEMAX a été pensé pour cela : garder l’organigramme vivant, relier les clés aux détenteurs, suivre les prêts et éviter que la connaissance du bâtiment se disperse au fil du temps.

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